Cette situation vous est-elle familière ?
Un collègue allemand en retrait…
Nous avons organisé une réunion dans notre siège en France.
Mon homologue allemand y participait également. Il joue un rôle important dans le projet, et il me semblait essentiel qu’il puisse rencontrer les équipes ainsi que le responsable.
La réunion s’est très bien déroulée.
Les échanges étaient dynamiques, les discussions riches, et chacun a pu mieux comprendre le contexte du projet, notamment ses enjeux et ses équilibres.
Seul mon collègue allemand est resté très en retrait. Il participait peu aux échanges et intervenait rarement.
Cela m’a surpris, car lors de nos échanges en tête-à-tête, il est habituellement très engagé et précis dans ses analyses. Après la réunion, je lui ai donc demandé s’il y avait un problème ou si le sujet ne l’intéressait pas.
Il m’a assuré du contraire.
Mais de son point de vue, les sujets qu’il avait préparés n’avaient pas trouvé leur place dans les échanges, et il avait parfois été interrompu avant de pouvoir aller au bout de ses idées.

Du point de vue français,
la réunion a pleinement rempli son rôle.
- La relation et l’atmosphère ont été posées en amont
- Le contexte a été construit collectivement
- Les positions et équilibres ont émergé dans l’échange
- L’engagement des participants était visible
Du point de vue allemande
la réunion n’a pas été utilisée efficacement
- L’entrée dans le sujet a été tardive
- L’agenda a perdu en importance
- Le temps a été largement consacré à des échanges informels
- Les interventions ont été difficiles à structurer, avec plusieurs interruptions


Traduction implicite :
« Avant d’entrer dans le détail, il faut comprendre le terrain, sentir les positions et créer les conditions d’un échange utile. »
Traduction implicite :
« Si le temps n’est pas utilisé de manière structurée pour traiter les points prévus, la réunion perd en efficacité et en valeur. »
Les deux logiques sont éprouvées et performantes.
La différence ne réside pas dans l’exigence, mais dans le point de focalisation.
Avez-vous déjà rencontré ce type de situation dans vos projets ?
Ce type de situation, dans une transformation critique, ne reste jamais sans traces. Si vous voulez que vos équipes franco-allemandes travaillent ensemble plus efficacement — parlons-en.
Pourquoi c'est décisif en transformation
Dans les phases de transformation, ces décalages s'amplifient et ne restent pas sans conséquences :
- Des collègues se désengagent progressivement et non par manque d'intérêt, mais parce que leur mode de contribution n'a pas trouvé sa place.
- Les résultats semblent acquis pour un côté. L'autre sent que l'essentiel n'a pas été vraiment discuté — et donc pas vraiment validé.
- Les projets perdent leur momentum sous l'effet de frustrations mutuelles.
Dans une transformation où chaque semaine compte, ce silence a un coût.
Il devient essentiel de clarifier :
- comment la confiance se construit concrètement
- à quel moment une réunion est considérée comme productive
- comment l'engagement se manifeste
- comment la participation est interprétée
Mon approche
Je ne travaille pas sur le format des réunions, mais sur les logiques qui les sous-tendent. Je rends explicites les attentes implicites de chaque côté et je les traduis en règles du jeu opérationnelles que vos équipes peuvent réellement appliquer.
Résultat
Vos réunions franco-allemandes deviennent des moments où les deux côtés contribuent pleinement et où les décisions avancent réellement.
